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Il était bel et bien là , nous aussi. C’est la première conférence qu’il y a dans la Cité, deux ans après la création de l’ABVA. Un début quelque peu timide pour la cité, mais un contact très chaleureux entre M. Charles RATSIFARITANA (Ph.D) et son assistance. Le prochain rendez vous sur les montagnes d’Ankadiefajoro est la prochaine étape … On avance bien dans la commission communication de l’ABVA. Read the rest of this entry »
A Madagascar, on a l’impression que toutes les balises légales et les cahiers des charges ne servent à rien dans le domaine de la construction. Nous habitons la cité belle vue parce que nous avons acheté des maisons. Sans vouloir parler des petits problèmes individuels de chacune des 111 villas, l’ABVA, Association des Propriétaires se confronte maintenant à des problèmes d’infrastructure dont certains date de 2006.
Beaucoup de ceux qui se sont fait avoir par “Le Constructeur du Palais des Sports” savent que les dirigeants de la Sogecoa prétendent ne parler ni le français, ni l’anglais et encore moins le malagasy quand il y a un problème. Les mêmes personnes vous parlent en français correct quand il s’agit de vendre. Les écrits n’ont jamais eu de valeur pour eux, les lettres demeurent sans réponse et tout se fait verbalement. Bref, un parfait échappatoire en cas de litige.
Deux ans maintenant que le promoteur Sogecoa est partie de la Cité Belle Vue. Un départ précipité, poussé également par la création de l’ABVA, organisation imposé par le cahier des charges, bien qu’il lui restait 3 villas à terminer. Depuis ce retrait, seules quelques réclamations ont été réglées (notamment celles des propriétaires qui ne voulaient pas procéder au paiement tant que les problèmes ne sont pas résolus) ; mais la majorité des cas est resté “sans suite”. Il convient de signaler que les propriétaires ou acquéreurs se sont adressés au personnel administratif de la Société puisque les dirigeants “ne parlent pas le français”.
Le 8 février 2008 nous avons adressé une lettre à la Direction Générale de la Sogecoa, demandant la réparation d’un mur de soutènement qui s’est effondré. Ce mur est celui d’une ruelle juxtaposée au mur de clôture du côté ouest de la cité cité belle vue .Les photos prises ce jour montrent également une fissure sur le mur de clôture de la cité. Dans notre lettre, nous leur avons rappelé que de tels infrastructures n’ont pas encore fait l’objet d’une passation entre la Sogecoa et l’ABVA, ni d’un contrôle qualité. Nous avons demandé à rencontrer le Directeur Général.
Suite à une réclamation d’un résident, nous nous sommes rendu à un endroit de la cité pour constater une fuite qui déverse de l’eau dans les allées de la cité. Nous avons contacté la Jirama qui a envoyé deux techniciens qui concluent qu’il faut abattre un mûr de clôture pour trouver la source du problème. Nous avons également contacté une personne de la Sogecoa qui affirme que ce problème datait déjà de Novembre 2006 mais que rien n’a été fait.
Nous avons demandé à rencontrer la nouvelle interlocutrice de la Sogecoa (celle là parle le français) mais elle ne pouvait pas venir sous prétexte qu’elle n’avait pas de voiture. Elle disait envoyer un technicien, mais quand la secrétaire de l’ABVA lui a exposé le problème, le technicien en question avait beaucoup de réunions avec la Direction et ne pouvait plus venir.
Insistant au téléphone, nous finissons par avoir la responsable et elle nous dit que ces problèmes font partie d’une soi-disante garantie (décennal) et qui est actuellement expirée.
Puisque les gens de la Sogecoa veulent jouer sur la légalité et sur un contrat de garantie que (que nous n’avons jamais vu), nous demandons à ce qu’ils nous fournissent :
- Une copie de ce contrat de garantie ou document similaire
- Un rapport de passation avec un rapport de contrôle prouvant que l’infrastructure est conforme aux normes généralement reconnues et exempte de vices de construction
Aujourd’hui, l’ABVA ne peut plus rester les bras croisés face à de telles situations et signale qu’en plus, d’autres cas subsistent :
- Des tuyaux d’évacuation d’eau apparentes sur plusieurs murs de plusieurs vilas
- Un cas d’évacuation d’eau qui se déverse chez le voisin
- Un transformateur inadapté au nombre des villas (au début, le lotissement était prévu contenir environ 90 villas ; actuellement il y en a exactement 111).
L’ABVA ne demande rien d’autre que de faire valoir les droits les plus élémentaires des propriétaires en tant qu’acheteurs. Nous constatons des vices cachés dans les constructions et réclamons réparation.
Ils sont venus nombreux le vendredi 29 février après midi. Ils, ce sont les enfants de la cité belle vue qui se sont donné rendez-vous ce jour là pour le carnaval.
